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Les reptiles et les batraciens constituent un groupe faunique très vulnérable, en particulier face aux prélèvements et aux modifications environnementales. Le bilan de l’Atlas de Wallonie 1985-2003 (parution 2005) ne peut que le confirmer. Il montre une situation globalement préoccupante, des espèces très menacées (Lézard des souches et Vipère péliade en particulier) et une érosion de notre faune, traduite par plusieurs extinctions probables d’amphibiens. La multiplication des exotiques est une autre source de préoccupation. L’intérêt pour notre herpétofaune ne s’arrête pas avec la fin de l’atlas. Que deviendront nos espèces dans un environnement assez malmené et un climat chahuté ? Pour le savoir, il est indispensable de continuer à rassembler des masses d’observations. Photo Lézard des murailles © Violaine Fichefet / Crapaud commun © Marc Dufrêne. |
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Entre les atlas (cartographies de référence) et en réponse au déclin rapide des dernières décades, l'objectif premier est d'évaluer l’évolution des espèces, à la fois dans et en dehors des zones participant aux réseaux écologiques.
A partir de 2004, les inventaires et surveillance se déclinent
selon deux axes principaux :
- La collecte continue d’informations afin de donner
l’image la plus dynamique et précise possible de la situation des
espèces et de leurs cycles. Toutes les observations, même fortuites
peuvent y contribuer. Toutes les espèces sont concernées.
- Le suivi et l’inventaire périodique des sites occupés
et, si possible, de l’abondance des espèces les plus menacées.
En d’autres termes, suivre l’état de conservation de ces
espèces et de leurs habitats. Il s’agit davantage d’enquêtes
qui seront organisées sur un laps de temps assez court (1-2 ans). Six
espèces sont prioritaires : Triton crêté, Crapaud calamite,
Lézard des souches, Couleuvre coronelle, Couleurvre à Collier
et Vipère péliade.
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Elle débute avec les premières
migrations de batraciens en février, fortuitement plus tôt,
pour se prolonger jusqu'en septembre-octobre, au moment où l'ensemble
des espèces réintègrent leurs gîtes hivernaux.
Si l’on veut faire l’inventaire d’un lieu, il est nécessaire
d’échelonner ses observations. Cet étalement concerne
aussi le cours d'une journée. Une partie des observations s'effectuent
en journée (reptiles et certains batraciens) et d’autres
en soirée pour déceler des batraciens plus visibles (tritons,
crapauds) ou audibles à ce moment (Crapaud calamite et Rainette
par exemple). Photo Crapaud calamite : Nicolas Titeux |
L'approche est centrée sur les sites de reproduction,
donc des zones humides. Après la reproduction, les adultes et jeunes
se dispersent dans un rayon plus ou moins grand en fonction de la mobilité
de l'espèce. Il est admis que des espèces assez peu mobiles (tritons)
restent endéans le km. D'autres, peuvent effectuer des déplacements
importants (plusieurs km). La surveillance des sites de reproduction est donc
considérée comme pertinente mais elle ne mesure que l'effort de
reproduction et pas la population adulte totale.
Des informations complémentaires utiles ont trait entre autres à
la phénologie, c’est-à-dire globalement la période
d’activité (premières sorties, migrations, dates de ponte,
d’émergence de jeunes, observations d’automne et hiver),
dont des modifications sont vraisemblables à terme dans le contexte d’évolution
climatique.
Le cas le plus facile : la
Grenouille rousse Les populations de Grenouilles rousses sont les seules à pouvoir être évaluées facilement et suivies d’année en année. Elles constituent de ce fait un bon indicateur de santé environnementale. Dans les régions très altérées, il peut n’y avoir que quelques pontes par km² ; au contraire, plusieurs centaines peuvent être trouvées au km² dans des secteurs favorables de Haute Belgique. Photo Grenouille rousse © Marc Dufrêne. |
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Comment faire ? Choisir un secteur (pas un seul point de ponte, plutôt une localité ou un grand site), noter les étangs, mares et ornières occupés ou non, et surtout, par site, le nombre de pontes (un paquet globuleux = une ponte) ou le nombre de m² couverts pour les grandes frayères. Passer de préférence deux fois entre fin février et mi-mars pour compter les pontes fraîches, avant qu’elles ne se dilatent trop. Le meilleur moment varie selon le climat régional évidemment.
Au contraire des amphibiens, les observations se basent sur la détection des individus dans leur domaine vital et non sur les sites de reproduction. Le printemps est un moment très favorable à l’observation car les reptiles s’exposent souvent au soleil ; il en est de même en fin de saison et lors de l’éclosion des jeunes (août-septembre). Par contre, nos reptiles ne se montrent guère en plein soleil estival. Un truc souvent efficace : soulever des plaques, des tôles ou autre abri sous lesquels les reptiles se cachent souvent.
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Si l’on veut être plus systématique,
deux variantes d’échantillonnage sont possibles : transect
linéaire (par exemple 2km sur une bande de 5-10m de large) ou parcours
dans une aire donnée (par exemple, 2-5 ha) ou une combinaison qui
permet de tenir compte de petites zones particulièrement favorables
(ceci rencontre le caractère plus ou moins agrégatif des
répartitions de reptiles). Un parcours-échantillon est situé
de préférence dans un seul grand type d'habitat. Photo
de ballast occupé par le Lézard des souches © Jean-Paul
Jacob |
Espèces : Les espèces concernées
sont toutes celles de notre faune. La liste ci-dessous inclut des espèces
sans doute maintenant éteintes en Wallonie (Pélobate, Rainette,
Sonneur). Nous cherchons aussi des informations sur les espèces exotiques,
dont les plus fréquentes sont citées ci-après, afin de
suivre au mieux le processus de leur développement ou de pouvoir proposer
des mesures de contrôle (le cas le plus sensible est celui de la Grenouille
taureau). Des fiches didactiques présentent nos espèces sur le
serveur
http://old.biodiversite.wallonie.be/especes/home.html/amprep/home.html
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Amphibiens (15 espèces)
| Salamandre terrestre (S. tachetée) | Salamandra salamandra |
| Triton alpestre | Triturus alpestris |
| Triton crêté | Triturus cristatus |
| Triton palmé | Triturus helveticus |
| Triton vulgaire | Triturus vulgaris |
| Alyte ou Crapaud accoucheur | Alytes obstetricans |
| Sonneur à pieds épais | Bombina variegata |
| Pélobate brun | Pelobates fuscus |
| Crapaud commun | Bufo bufo |
| Crapaud calamite (C. des joncs) | Bufo calamita |
| Rainette verte (R. arboricole) | Hyla arborea |
| Grenouille agile | Rana dalmatina |
| Grenouille de Lessona (Petite grenouille verte) | Rana lessonae |
| Grenouille verte | Rana esculenta complex |
| Grenouille rousse | Rana temporaria |
Reptiles (7 espèces)
| Lézard des souches | Lacerta agilis |
| Lézard vivipare | Lacerta vivipara |
| Lézard des murailles | Lacerta muralis |
| Orvet fragile | Anguis fragilis |
| Coronelle lisse | Coronella austriaca |
| Couleuvre à collier | Natrix natrix |
| Vipère péliade | Vipera berus |
Espèces introduites
| Grenouille taureau | Rana catesbeiana |
| Grenouilles « rieuses » | Rana ridibunda |
| Grenouille d’Egypte | Rana bedriagae |
| Tortue « de Floride » | Trachemys scripta |
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Les informations recherchées se présentent globalement soit sous la forme de données isolées, qui résultent de rencontres occasionnelles (voir une Couleuvre à collier par exemple), soit d’inventaires de sites ou de secteurs plus larges. Selon les cas, les observations peuvent être consignées dans l’un de deux formulaires proposés (formulaire pour observations isolées/ formulaire d’inventaire de site).
Rappelons que les informations indispensables pour fournir une donnée valables sont : l’espèce, la localité (ancienne commune + éventuellement lieu-dit ou coordonnées Lambert), la date (à défaut, une approximation), le nombre d’exemplaires, le nom de l’observateur.
Espèces rares : toute observation (entre
parenthèses = parfois dans une seule région où l’espèce
est rare)
Triton crêté
Triton vulgaire (Ardenne)
Alyte ou Crapaud accoucheur
Sonneur à pieds épais
Pélobate brun
Crapaud calamite
Rainette verte
Grenouille agile
Grenouille de Lessona
Grenouille verte
Lézard des souches
Lézard vivipare (Moyenne Belgique)
Lézard des murailles (ouest de la Meuse, Ardenne, Lorraine)
Orvet fragile (Moyenne Belgique)
Coronelle lisse
Couleuvre à collier
Vipère péliade
Grenouille taureau
Grenouilles « rieuses » (Haute Belgique)
Grenouille d’Egypte
Tortue « de Floride »
Autres espèces (ou régions) : surtout des informations de phénologie (dates d’apparition, migration, reproduction, éclosions, ...) et d’abondance.
c/o Aves-Raînne, Maison Liégeoise de l'Environnement, 3 rue Fusch, 4000 Liège, tél. 04/2509595, fax 04/2221989, e-mail herpeto@aves.be. serveur : www.aves.be
Coordinateur projet : Jean-Paul Jacob, 7 rue Janquart, 5081 Meux, tél. 081.569169, mail jp-jacob@yucom.be
Pour tout renseignement sur ce document : jp-jacob@yucom.be