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Enquête "Amphibiens et Reptiles"


- 6/10/2004 15:16:52 - MRW/DGRNE/OFFH Auteur: Jean-Paul Jacob/ Réalisation : Violaine FICHEFET

Introduction
Objectifs
Méthodes
L'année herpétologique
Amphibiens
Reptiles
Liste des amphibiens et reptiles de Wallonie
Communiquer ses données
Quelle données communiquer
Renseignements et collaborations

Introduction

Les reptiles et les batraciens constituent un groupe faunique très vulnérable, en particulier face aux prélèvements et aux modifications environnementales. Le bilan de l’Atlas de Wallonie 1985-2003 (parution 2005) ne peut que le confirmer. Il montre une situation globalement préoccupante, des espèces très menacées (Lézard des souches et Vipère péliade en particulier) et une érosion de notre faune, traduite par plusieurs extinctions probables d’amphibiens. La multiplication des exotiques est une autre source de préoccupation.

L’intérêt pour notre herpétofaune ne s’arrête pas avec la fin de l’atlas. Que deviendront nos espèces dans un environnement assez malmené et un climat chahuté ? Pour le savoir, il est indispensable de continuer à rassembler des masses d’observations. Photo Lézard des murailles © Violaine Fichefet / Crapaud commun © Marc Dufrêne.

Objectifs

Entre les atlas (cartographies de référence) et en réponse au déclin rapide des dernières décades, l'objectif premier est d'évaluer l’évolution des espèces, à la fois dans et en dehors des zones participant aux réseaux écologiques.

A partir de 2004, les inventaires et surveillance se déclinent selon deux axes principaux :
- La collecte continue d’informations afin de donner l’image la plus dynamique et précise possible de la situation des espèces et de leurs cycles. Toutes les observations, même fortuites peuvent y contribuer. Toutes les espèces sont concernées.
- Le suivi et l’inventaire périodique des sites occupés et, si possible, de l’abondance des espèces les plus menacées. En d’autres termes, suivre l’état de conservation de ces espèces et de leurs habitats. Il s’agit davantage d’enquêtes qui seront organisées sur un laps de temps assez court (1-2 ans). Six espèces sont prioritaires : Triton crêté, Crapaud calamite, Lézard des souches, Couleuvre coronelle, Couleurvre à Collier et Vipère péliade.

Méthodes

L’année herpétologique

Elle débute avec les premières migrations de batraciens en février, fortuitement plus tôt, pour se prolonger jusqu'en septembre-octobre, au moment où l'ensemble des espèces réintègrent leurs gîtes hivernaux. Si l’on veut faire l’inventaire d’un lieu, il est nécessaire d’échelonner ses observations. Cet étalement concerne aussi le cours d'une journée. Une partie des observations s'effectuent en journée (reptiles et certains batraciens) et d’autres en soirée pour déceler des batraciens plus visibles (tritons, crapauds) ou audibles à ce moment (Crapaud calamite et Rainette par exemple). Photo Crapaud calamite : Nicolas Titeux

Amphibiens

L'approche est centrée sur les sites de reproduction, donc des zones humides. Après la reproduction, les adultes et jeunes se dispersent dans un rayon plus ou moins grand en fonction de la mobilité de l'espèce. Il est admis que des espèces assez peu mobiles (tritons) restent endéans le km. D'autres, peuvent effectuer des déplacements importants (plusieurs km). La surveillance des sites de reproduction est donc considérée comme pertinente mais elle ne mesure que l'effort de reproduction et pas la population adulte totale.
Des informations complémentaires utiles ont trait entre autres à la phénologie, c’est-à-dire globalement la période d’activité (premières sorties, migrations, dates de ponte, d’émergence de jeunes, observations d’automne et hiver), dont des modifications sont vraisemblables à terme dans le contexte d’évolution climatique.

Le cas le plus facile : la Grenouille rousse
Les populations de Grenouilles rousses sont les seules à pouvoir être évaluées facilement et suivies d’année en année. Elles constituent de ce fait un bon indicateur de santé environnementale. Dans les régions très altérées, il peut n’y avoir que quelques pontes par km² ; au contraire, plusieurs centaines peuvent être trouvées au km² dans des secteurs favorables de Haute Belgique. Photo Grenouille rousse © Marc Dufrêne.

Comment faire ? Choisir un secteur (pas un seul point de ponte, plutôt une localité ou un grand site), noter les étangs, mares et ornières occupés ou non, et surtout, par site, le nombre de pontes (un paquet globuleux = une ponte) ou le nombre de m² couverts pour les grandes frayères. Passer de préférence deux fois entre fin février et mi-mars pour compter les pontes fraîches, avant qu’elles ne se dilatent trop. Le meilleur moment varie selon le climat régional évidemment.

Reptiles

Au contraire des amphibiens, les observations se basent sur la détection des individus dans leur domaine vital et non sur les sites de reproduction. Le printemps est un moment très favorable à l’observation car les reptiles s’exposent souvent au soleil ; il en est de même en fin de saison et lors de l’éclosion des jeunes (août-septembre). Par contre, nos reptiles ne se montrent guère en plein soleil estival. Un truc souvent efficace : soulever des plaques, des tôles ou autre abri sous lesquels les reptiles se cachent souvent.

Si l’on veut être plus systématique, deux variantes d’échantillonnage sont possibles : transect linéaire (par exemple 2km sur une bande de 5-10m de large) ou parcours dans une aire donnée (par exemple, 2-5 ha) ou une combinaison qui permet de tenir compte de petites zones particulièrement favorables (ceci rencontre le caractère plus ou moins agrégatif des répartitions de reptiles). Un parcours-échantillon est situé de préférence dans un seul grand type d'habitat. Photo de ballast occupé par le Lézard des souches © Jean-Paul Jacob

Espèces : Les espèces concernées sont toutes celles de notre faune. La liste ci-dessous inclut des espèces sans doute maintenant éteintes en Wallonie (Pélobate, Rainette, Sonneur). Nous cherchons aussi des informations sur les espèces exotiques, dont les plus fréquentes sont citées ci-après, afin de suivre au mieux le processus de leur développement ou de pouvoir proposer des mesures de contrôle (le cas le plus sensible est celui de la Grenouille taureau). Des fiches didactiques présentent nos espèces sur le serveur
http://old.biodiversite.wallonie.be/especes/home.html/amprep/home.html

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Liste des Amphibiens et Reptiles de Wallonie

Amphibiens (15 espèces)

Salamandre terrestre (S. tachetée) Salamandra salamandra
Triton alpestre Triturus alpestris
Triton crêté Triturus cristatus
Triton palmé Triturus helveticus
Triton vulgaire Triturus vulgaris
Alyte ou Crapaud accoucheur Alytes obstetricans
Sonneur à pieds épais Bombina variegata
Pélobate brun Pelobates fuscus
Crapaud commun Bufo bufo
Crapaud calamite (C. des joncs) Bufo calamita
Rainette verte (R. arboricole) Hyla arborea
Grenouille agile Rana dalmatina
Grenouille de Lessona (Petite grenouille verte) Rana lessonae
Grenouille verte Rana esculenta complex
Grenouille rousse Rana temporaria

Reptiles (7 espèces)

Lézard des souches Lacerta agilis
Lézard vivipare Lacerta vivipara
Lézard des murailles Lacerta muralis
Orvet fragile Anguis fragilis
Coronelle lisse Coronella austriaca
Couleuvre à collier Natrix natrix
Vipère péliade Vipera berus

Espèces introduites

Grenouille taureau Rana catesbeiana
Grenouilles « rieuses » Rana ridibunda
Grenouille d’Egypte Rana bedriagae
Tortue « de Floride » Trachemys scripta

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Communiquer ses observations

Les informations recherchées se présentent globalement soit sous la forme de données isolées, qui résultent de rencontres occasionnelles (voir une Couleuvre à collier par exemple), soit d’inventaires de sites ou de secteurs plus larges. Selon les cas, les observations peuvent être consignées dans l’un de deux formulaires proposés (formulaire pour observations isolées/ formulaire d’inventaire de site).

Rappelons que les informations indispensables pour fournir une donnée valables sont : l’espèce, la localité (ancienne commune + éventuellement lieu-dit ou coordonnées Lambert), la date (à défaut, une approximation), le nombre d’exemplaires, le nom de l’observateur.

Quelles données communiquer ?

Espèces rares : toute observation (entre parenthèses = parfois dans une seule région où l’espèce est rare)
Triton crêté
Triton vulgaire (Ardenne)
Alyte ou Crapaud accoucheur
Sonneur à pieds épais
Pélobate brun
Crapaud calamite
Rainette verte
Grenouille agile
Grenouille de Lessona
Grenouille verte
Lézard des souches
Lézard vivipare (Moyenne Belgique)
Lézard des murailles (ouest de la Meuse, Ardenne, Lorraine)
Orvet fragile (Moyenne Belgique)
Coronelle lisse
Couleuvre à collier
Vipère péliade
Grenouille taureau
Grenouilles « rieuses » (Haute Belgique)
Grenouille d’Egypte
Tortue « de Floride »

Autres espèces (ou régions) : surtout des informations de phénologie (dates d’apparition, migration, reproduction, éclosions, ...) et d’abondance.

Renseignements et collaborations

c/o Aves-Raînne, Maison Liégeoise de l'Environnement, 3 rue Fusch, 4000 Liège, tél. 04/2509595, fax 04/2221989, e-mail herpeto@aves.be. serveur : www.aves.be

Coordinateur projet : Jean-Paul Jacob, 7 rue Janquart, 5081 Meux, tél. 081.569169, mail jp-jacob@yucom.be



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Pour tout renseignement sur ce document : jp-jacob@yucom.be